Lettre ouverte

Lettre ouverte à l’industrie du déneigement.

 

Plusieurs nouveaux entrepreneurs dans l’industrie du déneigement me demandent des informations dont l’une concerne le prix pour un contrat de déneigement résidentiel

Voici généralement les réponses que je fournis :

Tout dépendant des régions du Québec et des secteurs qui ont généralement des vents prédominant donnant plus de précipitations, les prix moyens varient entre 275.00 et 350.00.

Lorsque que je réponds à une telle question, je me dis pourquoi ne pas poursuivre la discussion.

A quoi ressemble la compétition dans votre région?

Plusieurs entrepreneurs me disent que la situation est très difficile depuis plusieurs années.

Plusieurs entrepreneurs n’ont pas augmentés les prix depuis trois ans.

C’est encore plus difficile pour les entrepreneurs qui sont situés dans les villes près des secteurs agricoles. Ce qui m’a amené à demander des précisions à la SAAQ que j’espère obtenir prochainement et que je me ferai un plaisir de vous fournir.

Il y a aussi le fait des nouveaux arrivants dans l’industrie qui essaient de se faire une place en chargeant des prix de 200.00$ en moyenne. Évidemment, ils ne durent pas longtemps mais font du tort à l’industrie. Sans compter les faux déneigeurs qui ramasse un dépôt de 100.00$ et disparaisse. Voir Drummondville.

L’un de ces nouveaux entrepreneurs arrivant dans la région de Saint-Hilaire me demande des balises. Je lui demande pour quelle région. Il me dit Saint-Hilaire, Beloeil, Ottoburn Park. Je lui demande combien il a de tracteurs. Il me dit un. Vous pouvez imaginer la suite. Il est disparu après la première tempête. J’espère qu’il n’a pas donné sa chemise en garanti.

Il y a évidemment le travail au noir qui joue.

Un ami donc je vais taire le nom et à qui j’ai demandé combien il payait son déneigement m’a dit qu’il payait au noir. Je lui ai fait la remarque que sa femme attendait toujours une place à l’hôpital. Au fait, le déneigeur en question c’est fait saisir un tracteur en 2011.

Il y a des régions au Québec ou l’industrie va bien. Quand je leurs demande comment ils fonts, ils me disent c’est simple dans notre région ont se connait tous, l’on se parle et on s’entraide.

Je pense personnellement que c’est le bon moyen.

En parlant de se parler. Beaucoup de municipalités n’ont aucune communication avec les entrepreneurs privés sauf pour trouver les entrepreneurs qui enterrent les bornes fontaines. Si les syndicats municipaux pouvaient coordonner le déneigement avec les entrepreneurs privés, il y aurait moins de sorties inutiles et par le fait même moins de gaz à effet de serre rejeté. Pensez qu’un tracteur utilise en moyenne quinze litres à l’heure.

J’ai même poussé l’audace à suggérer à une municipalité qu’au lieu de sortir les gros camions de la ville à deux centimètres, de fournir des petits camions aux employés municipaux avec du sel de déglaçage, de trouver dans leur secteur les résidences de gens à mobilité réduite et gens âgés et d’aller mettre du sel dans leurs entrés respectives avec les compliment des services publics et des syndicats.

 

 

André Prévost

 

 

 

 

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